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Nov 26, 2014

SQATTERS ... AUX PHILIPPINES !

LE SQUATTER PROBLEME !

Savez- vous ce qu’est un squatter ?

Le problème, car c'est un problème, que nous pouvons rencontrer ici avec les ''Squatters'', est que ces derniers ont des droits !

Je pense qu’avec les quelques histoires de ‘’Squat’’ qui se sont déroulées en France ces dernières années, vous devez maintenant avoir une petite idée de ce qu’est un ‘’Squatter’’.


Mais en France où dans d’autres pays occidentaux, ils sont rares,  nous avons peu de squatters dans les pays développés.

Pour ceux qui ne seraient pas familiers avec le terme, un squatter est une personne qui s’installe, qui construit ou occupe une maison ou un logement et qui vit sur un terrain qui ne lui appartient pas, ceci sans le consentement du ou des propriétaires dudit terrain et surtout sans payer.

Vous êtes propriétaire d’un terrain et un jour vous décidez de visiter votre bien pour une raison ou pour une autre. Surprise, des gens ont construit une ou plusieurs maisons et se sont installés sur votre terrain. Croyez-moi, c’est extrêmement fréquent aux Philippines, c’est pourquoi les propriétaires locaux ne laissent jamais un terrain vide, il y a toujours un ‘’caretaker’’, une personne qui va s’occuper de repousser les éventuels envahisseurs.

Des squatters aux Philippines, il y en a partout, à se demander s‘ils ne sont pas majoritaires.

Le long des berges des rivières, le long des routes, en bord de mer, le long des côtes, des voies de chemin de fer, dans les montagnes, dans les forêts ; tout terrain qui semble inoccupé est une proie potentielle pour tous ces gens. Attention, bien que hors la loi, ils vont avoir des droits une fois installés et pour les faire partir ... bon courage !


Donc si vous possédez un ou plusieurs terrains, faites en sorte qu’il y ait toujours quelqu’un de votre entourage qui puisse repousser une éventuelle invasion. Une fois que leur construction est en route … sur votre terrain … vous n’êtes plus chez vous, ils sont chez eux.

Attention également à ne pas trop jouer les cœurs tendres.

Il y a de nombreux exemples de propriétaires qui ont autorisé de pauvres familles à s’installer sur leur bien en échange d’un service de gardiennage, interdire aux autres de s’installer. Nombreux sont ceux qui se sont fait avoir. La famille commence à construire en dur, parpaing et ciment, fait venir d’autres membres de sa communauté, qui vont également construire et vous allez vous retrouver avec un village philippin sur votre propriété.

Et ils vont faire monter les enchères pour quitter les lieux … de plus, n’oubliez pas que vous les avez autorisé à s’installer et cela, ils vont le faire jouer si vous allez en procès, in Court dirons nous ici. D’ici à ce que vous soyez obligés de les reloger dans une grande villa avec piscine !


Donc méfiance, mettez des gens de confiance et ne les laissez jamais, au grand jamais construire en dur. Un petit contrat enregistré au Barangay local, accompagné d’une bouteille ou deux d’Imperador, de Fundador ou de Gin, aideront grandement à sceller le pacte.

Le Gouvernement philippin paie également pour ces gens et la polémique enfle : le gouvernement doit-il continuer à payer les squatters sur fonds publics ?

Oui, vous avez bien lu, cela arrive … des squatters, des gens qui, à la base sont en train de voler le terrain que d’autres possèdent, sont payés par le Gouvernement !

Ce qui revient pratiquement à payer des criminels pour les crimes qu’ils commettent, ce qui encourage fortement de nouveaux venus à faire de même. Cela semble aberrant, mais c’est la stricte vérité.
Bien que cela se passe sur l’ensemble du territoire, du nord au sud, de l’est à l’ouest, aussi bien dans les villes que dans les campagnes, il y a un cas typique dont je souhaite vous faire part.


Cela se passe dans la ville de Quezón City, une des villes qui forment le grand Manille.

Il y a des endroits dans Quezon City où des centaines, peut-être des milliers de familles de squatters se sont installées, sur des terrains qui appartiennent à des personnes privées et au fil des ans ils sont de plus en plus nombreux à construire leurs résidences en dur.

Certaines de ces habitations sont de véritables petites villas avec tout le confort moderne. D’autres sont faites de bric et de broc, de cartons, de planches, de contreplaqués, toutes couvertes de tôles ondulées. Certains de ces squatters sont installés dans ces endroits depuis de très nombreuses années et ne paient aucun impôt ou taxe.

Récemment, compte tenu du développement rapide de l’agglomération, des investisseurs, après avoir acheté les terrains, ont souhaité transformer ces quartiers en voulant y construire des centres commerciaux, des immeubles, des bureaux, des boutiques, etc. Ces terrains sont en général situés dans des endroits privilégiés, à proximités des grandes artères de la ville et proches des stations de métro.


La municipalité a pondu des ordonnances demandant aux personnes d’avoir à quitter les lieux. Le Gouvernement a fourni un nouveau terrain pour reloger les gens.

 En fait les squatters deviendront propriétaires du nouveau terrain sur lequel ils doivent être relogés.
Ils vont obtenir un titre officiel de propriétaire et ce, gratuitement.

Les déménagements seront effectués aux frais du Gouvernement et chaque personne recevra Php 10.000 afin de couvrir d’autres dépenses qu’ils pourraient avoir pour se reloger.

Comme le Gouvernement prend en charge toutes les dépenses, l’on peut considérer que les Php 10.000 sont de l’extra money, un petit capital (une famille de 8 = 80.000 pesos) qu’ils peuvent dépenser comme bon leur semble. Economiser ( ?), dépenser en donnant une éducation à leurs enfants ( ?) … ou acheter le dernier téléviseur avec l’écran extra plat (plus sûrement).

Si quelques familles ont accepté le contrat et ont emménagé sur le nouveau terrain, la majorité d’entres elles refusent de bouger. Les gens veulent plus, plus d’argent, nombreux sont ceux qui demandent un nouveau travail, si possible dans l’administration.

En définitive, nous nous trouvons avec des gens qui ne respectent pas la loi, à qui l’on offre un terrain gratuit et de l’argent pour quitter les lieux, tout en payant leur déménagement … et ils ne sont toujours pas contents, ils veulent plus et encore plus.

Pourtant, compte tenu de leur situation, l’offre me semble être généreuse, dans de nombreux autres pays ils seraient purement et simplement expulsés … manu militari !


Cette sorte de situation est très commune aux Philippines.

Je sais que dans la plupart des cas il s’agit de familles très pauvres, mais pas toujours ! Les personnes qui sont les véritables propriétaires des terrains et qui souvent paient des taxes pour ces terrains, ont peut-être également le droit de disposer de leurs biens.

Les squatters devraient remercier ces propriétaires de les avoir autorisé à rester, parfois pendant plusieurs années, sans avoir jamais payé un ‘’centavo’’.

Cela se passe avec des propriétaires Philippins, essayez d’imaginer ce qui peut se passer avec des propriétaires ‘’Kanos’’ !

J’ai un ami, qui après avoir acheté un terrain, s’est immédiatement retrouvé avec une quarantaine de squatters sur ses deux hectares et demi de terrain. Cela lui a coûté 400.000 pesos … seulement, car il a la chance de connaître quelqu’un de très influent qui a fait intervenir l’armée pour le ‘’déménagement’’.


Le Gouvernement doit-il continuer à subventionner ces gens qui sont hors la loi ?

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À tous et à toutes, je souhaite une excellente journée, que la Force soit avec vous.



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Oct 2, 2014

HERBES MÉDICINALES ... AUX PHILIPPINES !

Médecine traditionnelle aux Philippines.

Le nombre des hôpitaux aux Philippines est insuffisant pour fournir les services nécessaires aux personnes qui ont besoin de se faire soigner.

En conséquence, le Ministère de la santé vient de mettre en place une politique qui tend à faire revivre la médecine traditionnelle par les plantes.
Voyons un peu comment est organisé le système de santé aux Philippines.

Le système de base est le Health Center, situé dans chaque Barrangay (quartier) et qui fournit un minimum de services, principalement pour les femmes enceintes, les enfants jusqu’à l’âge de 9 ans (vaccinations) et les personnes âgées.

Le Health Center est ouvert une fois par semaine et un docteur, assistée (je n’ai vu que des médecins femmes) d’une ou deux infirmières, s’occupe des patients. Par exemple pour les femmes enceintes, contrôle de la pression sanguine, entretien rapide, don de vitamines et minéraux, rédaction d’une éventuelle ordonnance.


Pour les enfants les vaccinations sont gratuites, y compris contre l’hépatite et ce, jusqu’à l’âge de 9 ans. Egalement pour les enfants, courtes visites médicales et rédaction d’ordonnances, maladies infantiles, grippes, bronchites, vers, petites infections …Quelquefois, médicaments offerts gracieusement ou vendus à des prix très bas.
Si le cas s’avère être plus grave et hors de la compétence du médecin, le patient est dirigé vers l’hôpital gouvernemental le plus proche.
Une fois par mois, toujours dans le Health Center, passe le dentiste, que dis-je … l’arracheur de dents. Il ou elle est spécialisée dans un seul acte : l’extraction ! Les gens ne paient que l’anesthésique.

Néanmoins, il est de bon ton, pour ceux qui en ont les moyens, de faire une petite donation au Health Center.
Pour être complet, des personnels du Ministère de la Santé passent de maison en maison, plus ou moins régulièrement au cours de l’année, pour distribuer des vitamines aux enfants de moins de cinq ans.


Hôpitaux et cliniques.

Nous trouvons trois principaux types d’hôpitaux aux Philippines.
1. Les hôpitaux Gouvernementaux, (publique), où les gens ne vont payer que les médicaments et autres produits médicaux que nécessite leur état, plus un tout petit montant pour occuper un lit. Le patient doit apporter ses draps, ses oreillers et son ventilateur et doit pourvoir à sa nourriture ainsi qu’aux boissons.

Les actes médicaux sont gratuits (en théorie, pas toujours en pratique) et il y a un manque chronique de médicaments, de facilités et de praticiens.

2. Les hôpitaux privés de bas et milieu de gamme, pas toujours bien équipés, avec très souvent des médecins, chirurgiens et autres docteurs qui exercent dans plusieurs hôpitaux en même temps ou qui ont leur cabinet privé.

3. Les hôpitaux privés de haut de gamme, avec équipement et personnel qualifié. Similaire à ce que nous pouvons trouver en Europe.

Mais cette catégorie est inaccessible à la majorité des Philippins du fait des prix pratiqués.

Il existe aux Philippines un système de couverture sociale, mais seule une fraction de la population en bénéficie : majoritairement les fonctionnaires et agents gouvernementaux. De plus ce système ne couvre environ que 50 % des coûts et des frais d’hospitalisation. Les médicaments et les visites médicales ne sont jamais remboursés, mais les personnes âgées bénéficient d’une remise sur le prix des médicaments prescrits.
La médecine par les plantes est une médecine alternative qui utilise des parties ou des extraits de plantes pour des raisons thérapeutiques.


La médecine traditionnelle par les plantes est très populaire aux Philippines où elle est utilisée depuis la nuit des temps.
Non pas oubliée, mais passée au second plan avec l’arrivée de la médecine moderne, elle revient en force et est utilisée non seulement comme une médecine de confort, mais également comme une médecine de traitement de plusieurs sortes de maladies.


Aux Philippines, les personnes qui ont la connaissance des plantes, de leurs vertus et pouvoirs et qui savent préparer les décoctions ne portent pas le nom de ‘’sorcier’’, non, ces personnes que nous appellerions guérisseurs chez nous, sont ici des ‘’Ilot(s) ‘’.

Même s’il n’est pas sorcier, le Ilot … mais je vais plutôt vous donner un exemple.
Il y a quelques années, mordu par le chien d’un voisin, j’ai été emmené chez l’Ilot par le propriétaire du chien. Il faut savoir que si votre chien mord quelqu’un, en dehors de votre propriété, vous êtes responsable et devez, au minimum, payer pour les soins.

Comme il n’avait pas les moyens de payer un traitement à l’hôpital, le voisin, pauvre comme savent l’être certains Philippins, m’a donc accompagné jusqu’à la demeure de l’Ilot située dans le centre-ville de Ternate. ( J'ai réglé, de ma poche, non seuleument le ''Ilot'', mais également  le transport en trictycle).

Pas une case ni une hutte, pas de tibias accrochés aux murs ni de cranes posés sur la table, pas de chouette ou de corbeau, pas de chaudron brûlant fumant sur un feu de bois ; non rien de tout cela, mais une table et des chaises en plastique, un linoléum au sol, quelques vieux portraits accrochés aux murs, la télévision qui fonctionne vous permet de suivre le énième épisode de la dernière télénovela. La pièce, qui doit être la salle à manger, est bien éclairée.

Cela permet à l’Ilot, une fois que celui-ci a été informé de ce qui s’est passé, de s’asseoir sur le sol, de prendre ma jambe et de l’inspecter plutôt que de l’ausculter. Mon mollet gauche présente quelques gouttes de sang qui commence à sécher et plusieurs marques d’un bleu foncé qui virent au noir. Le chien a plus pincé  que réellement mordu, mais il y a un peu de sang et avec la rage qui est endémique dans ce pays …

L’Ilot nous quitte et se rend dans la pièce à côté. Il en revient quelques minutes plus tard, chargé d’une cuvette qui semble contenir de l’eau, d’un livre noir et d’une branche d’arbre feuillue.
Un deuxième voyage, toujours dans la pièce d’à côté, le voit revenir avec trois fioles, deux bougies, un petit pot et un vieux cahier style écolier qui a surement connu des jours meilleurs.


Il allume les deux bougies ainsi que ce que je présume être de l’encens contenu dans le petit pot, sort un sachet de sa poche, y prend une pincée d’une poudre grise qu’il verse dans la bassine, ouvre les trois fioles et verse quelques gouttes de chacune d’entre elles toujours dans la bassine. Il ouvre le livre noir, cherche une page, puis le dépose sur la table, ouvert.


L’Ilot va maintenant officier. Il prend son cahier d’écolier, cherche une page, en sort un papier plié et couvert de mots d’une écriture bleue.

Il prend la bassine, la dépose à mes pieds et y met la branche d’arbre à tremper. Les deux bougies toujours allumées ainsi que le pot d’encens sont positionnés autour de la bassine.

Il chausse ses lunettes, déplie son papier et le tient de la main gauche. De la droite il tient la branche d’arbre qu’il remue dans la bassine. Et ça commence, un peu comme un chant, une litanie, le vieil homme ne rentre pas en transe, mais il se concentre et asperge ma jambe grâce à la branche qui fouette cette dernière.

J’ai pensé : le C** ! , il va éteindre les bougies et le charme ne va pas fonctionner.

Eh, là, que fait-il ? Il crache sur ma jambe, à de nombreuses reprises, il crache sur ma jambe … Je ne suis pas sûre d’attraper la rage, mais avec ses crachats je vais sûrement attraper quelque chose. Cela a bien duré de quinze à vingt minutes, il n’arrêtait pas ; sa litanie, la branche dans la bassine puis qui aspergeait ma jambe et un petit crachat chaque minute. Je le soupçonnais de se faire payer à l’heure.

Croyez-le ou non, je n’ai rien attrapé !
J’ai surveillé le chien dans les jours qui ont suivi. Rien de spécial.
Ils sont forts ces Ilots.


Les herbes médicinales aux Philippines. (Celles reconnues et autorisées par le Ministère de la santé).

Bawang, c’est en fait notre ail, garlic en anglais et Allium Sativum pour son nom scientifique.
C’est un antioxydant, qui peut être utilisé pour diminuer le taux de cholestérol et réguler la pression sanguine.

Akapulco, en français bois dartre, épis d’or, quatre épingle. En anglais candle bush et Cassia alata pour le nom scientifique. C’est un petit arbre de trois à quatre mètres de haut et qui est originaire du Mexique. Utilisé dans le traitement de maladies de la peau : herpes circiné, mycose, teigne …

Bayabas, le goyavier, guava, le nom scientifique étant Psidium guajava. C’est un excellent désinfectant pour les plaies et est également utilisé pour le traitement des gencives enflammées.

Ampalaya, dont le nom scientifique est Momordica charantia, plus connu sous le nom de bitter gourd, gourde amère en français. Pour ceux qui ne connaissent pas cela ressemble à un concombre qui aurait des piquants. Communément utilisée pour renforcer le système immunitaire, pour le traitement de la toux et du diabète mellitus ou diabète de type 1.

Lagundi, nom scientifique Vitex negundo, muguet bleu ou troène de Chine en français. Egalement nommé five-leaved chaste tree. Principalement utilisé pour le traitement de la toux et de l’asthme.

Niyog-niyogan, (en Filipino niyog, c’est la noix et plus généralement la noix de coco), nom scientifique Quisqualis indica L., liane vermifuge en français. Les graines arrivées à maturité sont utilisées comme purge contre les vers intestinaux.

Ulasimang Bato, dont le nom scientifique est Peperomia pellucida, herbe à couresse en français (à confirmer). Les feuilles peuvent être consommées en salade (salade soldat).
Les feuilles sont utilisées pour le traitement de la goutte et de l’arthrite.


Tsaang Gubat, nom scientifique Ehretia microphylla Lam, cabrillet en français. Utilisé pour le traitement des crampes d’estomac et autres problèmes gastro-intestinaux. Les feuilles sont une source de fluoride et peuvent être utilisées pour des lavages de bouche.

Sambong, dont le nom scientifique est Blumea balsamifera et le nom vermiculaire, utilisé en français, dérive de son appellation à Java : Somboon. C’est une ‘’mauvaise’’ herbe, une diurétique, utilisée dans le traitement des calculs et des œdèmes.

Yerba Buena, nom scientifique Clinopodium douglasii , nom commun peppermint, en France un seul représentant de ce genre la clinopode vulgaire. Utilisé comme analgésique.

La visite, chez un médecin généraliste est de l’ordre de 200 à 300 pesos, un spécialiste comme un pédiatre va vous coûter entre 350 à 500 pesos.

Il n’y a pas d’hôpital gouvernemental à Ternate (22.000 habitants), le plus proche se situe à Maragondon (33.000 habitants) et est distant de 3 kilomètres.
Les plus proches hôpitaux privés se trouvent à Naïc (10 km).
Au moins deux médecins habitent Ternate, mais ils n’exercent pas dans la ville, ce qui fait que les plus proches docteurs se trouvent à trois kilomètres.

Les pauvres et les plus pauvres n’ont pas accès, ou difficilement accès aux soins, sauf à travers le Health Center et les Ilots.

Donc je trouvais l’initiative du Département de la santé d’un grand intérêt.
Promouvoir la médecine traditionnelle par les plantes et par la même permettre à un plus grand nombre d’avoir accès à des médications.
Autoriser un certain nombre de plantes, arbres et herbes ;
Diffuser des ‘’recettes’’ par l’intermédiaire des Health Centers, décoctions, tisanes, soupes, salades, expliquer les préparations, la posologie, les effets …

Telle était mon idée quand j’ai commencé ce post, vous informer d’une, pour une fois, très bonne initiative du gouvernement Philippin, ainsi que des possibilités médicinales offertes par certaines plantes locales. Au fur et à mesure de l’avancement de ce post … interrogation, question ?

Puis, je me suis souvenu : il y a quelques mois, peut-être un an, un certain nombre de Sénateurs se sont inquiétés de la prolifération de publicités télévisuelles ventant les mérites de tel et tel produit à base de plantes et sensé guérir telle et telle maladie ou tel et tel mal.

Ce qui voulait dire que ces produits, sans aucune base médicale ni autorisation du Ministère de la Santé, étaient devenus et vendus comme des médicaments !

Je ne sais combien les marques engagées dans ce business ont déboursé pour l’arrosage, mais leurs produits sont maintenant approuvés et officialisés par le Ministère de la Santé.

Joli tour de passe passe et les pauvres n’auront jamais accès à ces produits qui sont vendus très cher.
Ce que je prenais au départ pour une excellente initiative se révèle être en fait un nouveau coup à la ‘’filipino’’, dommage pour les pauvres ! Cela n’engage que moi.


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7107 îles, plus de 36.000 kilomètres de côtes,
   des  milliers de plages de sable blanc, le soleil toute l’année ;
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la jungle, les forêts, des paysages grandioses.

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Aug 19, 2014

MINDANAO ... UNE ÎLE DANGEREUSE ?

Je vais écrire une série de posts sur des gens, des étrangers qui vivent ici, souvent dans des endroits retirés, dans des endroits où ils sont les seuls ‘’Kanos’’, ou presque, à des dizaines de kilomètres à la ronde.

Pour bien faire les choses et pour démystifier quelque peu la réputation de dangerosité de la grande île de Mindanao, nous allons commencer par cette dernière.


Cette réputation est souvent propagée par les médias et par certains touristes ou des  fraichements arrivés qui n’y connaissent absolument rien, mais alors absolument rien du tout.

Comment un ‘’expat’’, qui vient juste de débarquer avec  un contrat de travail de deux ou trois ans, dont le lieu de travail se trouve à Makati ou Ortigas, qui vit dans Forbe’s Park ou au Fort Global City, peut-il envisager de parler de la dangerosité du pays, de l’extrême dangerosité de Mindanao ?

Souvent, les seules et uniques visites ou séjours touristiques qu’il va effectuer aux pays des 7.107 îles durant tout son séjour, vont se résumer à : Banaue pour les terrasses de riz ; El Nido sur Palawan peut-être avec une courte visite de la rivière souterraine ; un ou deux séjours à Boracay ; Cebu et Mactan ; l’île de Sirgao ou San Fernando (La Union) s’il est surfer ; Puerto Galera pour quelques week-end ‘’plage’’ ; Panglao sur Bohol, plus quelques éventuels autres spots touristiques en fonction de ses goûts et affinités … c’est tout, c’est peu.

Que connaît-il du pays, que connaît-il de la dangerosité du pays ?
Rien !



A-t-il effectué, sur de longs parcours, des milliers de kilomètres en bus, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest, de jour comme de nuit ?
A-t-il souvent utilisé des tricycles pour des trajets de nuits dans les provinces et campagnes environnantes en passant d’un bar-videoke-Bouiboui à un autre, du hopping bars ?
A-t-il souvent utilisé des jeepney’s, de préférence en montant à côté du chauffeur, c’est plus impressionnant ?
A-t-il utilisé son propre véhicule, que ce soit une moto ou une voiture, pour parcourir le pays dans tous les sens ?
A-t-il séjourné dans des resorts isolés et déserts ?
A-t-il essayé le camping, sur une plage ou en montagne ?
A-t-il fait des balades dans la jungle, grimpé des montagnes, fait du kayak en mer ou en rivière ?

Est-il lui-même une seule fois sorti des sentiers battus ?

Non !
Alors, comment peut-il dire que ce pays est dangereux ?   


Les journalistes l’on peut comprendre, il faut vendre du papier, mais les détachés, ceux qui viennent passer quelques mois ici, quels peuvent être leurs motifs ?

Paranoïa ?
Se faire mousser ?

La campagne Sud-est asiatique d’un cadre venu à Manille pour y travailler quelques mois dans un immeuble climatisé d’une multinationale à Makati ?
Oh mon pauvre ami, cela devait-être dangereux ?

Tu ne peux pas t’imaginer.
Des gardes armés partout, des gens armés partout, parfois la guerre … entre Stalingrad et Monte-Cassino, je ne sortais jamais sans mes gardes du corps, le chauffeur ne suivait jamais le même itinéraire, pas d’horaires … l’horreur.

Les kidnappings, les assassinats, les gangs, les rackets … l’horreur je te dis.
Mais je m’en suis sorti sans une égratignure !

Je ne veux pas dire par là qu’il n’existe pas d’endroits qui soient dangereux aux Philippines, je ne nie pas non plus que certaines situations peuvent entraîner danger, mais de là à généraliser, il y a un fossé que je ne saurais franchir.

Tout d’abord, comme je le répète souvent … le bon sens.
Cela est valable pour toutes les grandes villes et ce dans le monde entier.

Vous viendrait-il à l’idée de vous promener dans le Bronx en arborant ostensiblement appareils photo, téléphone portable, chaîne en or bien visible sur le poitrail et avec des bagouses à tous les doigts, de plus saoul ? 



Iriez-vous provoquer une bande de dockers, dans un bar sordide du port de Douala ?

Vous viendrait-il à l’idée de vous rendre seul à minuit dans les cités de Bobigny ou de Saint Denis en habits de soirée et ce en arborant une casquette de police ?

Non bien sûr, alors faites de même dans certains quartiers de Manille, faites-vous discret, devenez caméléon.

Les principaux quartiers de Manille à éviter, surtout la nuit, si vous ne connaissez pas et n’êtes pas accompagné d’amis philippins : Tondo, Binondo, Santa-Cruz, Quiapo, etc.

Evitez également les rues très sombres de Pasay, Malate et Ermita.

Ne cherchez jamais la confrontation avec un philippin, ne soyez pas arrogant, évitez d‘entrer en conversation avec des philippins qui sont passablement imbibés.
Sans être trop tendre et passer pour un idiot, soyez néanmoins correcte avec les jeunes filles et jeunes femmes, même et plus particulièrement avec celles des bars.

N’élevez jamais la voie, ne lancez pas d’insultes, pas de gestes déplacés avec les mains, les bras ou les doigts, etc.

Demandez toujours et faites-vous confirmer le prix de ce que vous souhaitez consommer, de tout ce que vous souhaitez consommer, avant que de passer commande.
Payez vos boissons au fur et à mesure de leur arrivée, ne laissez pas s’accumuler les tickets, vous éviterez à la fois des surprises ainsi que des discussions qui pourraient s’envenimer.

Agissez de même dans les villes et les provinces, plus spécialement dans les endroits que vous ne connaissez pas.

Encore et toujours le bon sens, ni plus ni moins et il ne devrait pas vous arriver de gros pépins.



Mais si ma comptabilité est bonne, n’en êtes-vous pas à la quinzième victime, à Marseille seulement ; ce depuis le début de l’année et à la Kalachnikov uniquement s’il vous plait ?

Donc les Philippines dangereuses ?

Oui, il existe une zone à éviter, une sorte de zone de non droit, mais une zone qui représente moins de cinq pour cent du pays ; la zone du Sud-ouest de Mindanao, en gros Zamboanga, Maguindanao, ARMM (Autonomous Region of Muslim Mindanao), Basilan, Sulu, Jolo, Tawi-Tawi.

Un joyeux mélange où il est difficile de savoir qui est quoi et quoi est qui.

Les Abbu-Sayaf, le MNLF, le MILF, le NPA, les Land Lords, les Drug Lords, les Politiques, les chefs de Clans, les Moros, les Tribus, la Police, les troupes spéciales, les milices, l’armée, des bandits sans autres motifs que l’argent comme le Pantagon Gang, d’autres Gangs …  cela se chevauche, se superpose, se mêle, s’entremêle, s’entre-tue … des alliances souvent contre nature, qui se font et se défont, etc.

Donc une zone, sauf à être un Rambo doublé d’un Tom Cruise, à tout de même éviter. 

Peut-être un peu long comme introduction, mais encore fallait-il le dire. 

Quand je lis certaines informations, qui circulent sur des blogs ou des forums et qui parlent de la sécurité aux Philippines … sans commentaires.

Les Philippines, en tenant compte de quelques spécificités particulières au pays, sont certainement moins dangereuses que de très nombreux autres pays.


Revenons à nos étrangers, nos Kanos qui vivent sur la grande île de Mindanao et je le répète souvent très isolés.

Je vais vous parler aujourd’hui de Jerry, un américain arrivé il y a un peu plus de deux ans et qui vit du côté de Talisay, un des barangays de la ville de Gingoog dans la province du Misamis Oriental.

Mais il n’est pas le seul, loin de là. 

Pour ne parler que des Français, de ceux que je connais tout du moins :
Butuan (2),
Proximité de Butuan (1),
Gingoog (1),
Cagayan de Oro (2),
Osamis (1),
Zamboanga (1),
Tagum (1),
Mati (1),
General Santos (2),
Davao City (6), mais ils sont plus d’une quinzaine,
Etc.


A ce jour je n’ai jamais entendu dire qu’un Français avait été assassiné sur cette partie des Philippines. Maintenant, comme je l’ai déjà raconté, les meurtres d’étrangers sont dans la plupart des cas, à ranger dans les catégories suivantes : drogue, pédophilie et monkey business.

Il peut, bien entendu, y avoir d’autres motifs.
Un Anglais n’a-t-il pas été tué par le mari de sa petite amie philippine, il y a deux ans de cela ?

Oui, donc … évitez également les femmes mariées, elles sont certainement le danger numéro un aux Philippines.
Le danger numéro deux étant les femmes non mariées.

Revenons à Jerry.
Petite soixantaine, étudiant jusqu’en 70, armée de 71 à 74, mais sans faire le Vietnam, puis devient charpentier, métier qu’il exercera jusqu’en 2009 … en pleine crise immobilière US.
Rencontre Belle, une Pinay, sur le Net en 2005.

Il effectue deux voyages aux pays des 7.107 îles, en 2007 et 2008. Il fait construire une maison pour sa Belle, se décidede faire le grand saut en octobre 2009 et depuis il se trouve parmi nous … sans problème particulier et comme il dit :
« Nice weather and no snow until now ».

Il vit à Talisay, un Barangay un peu excentré de la ville de Gingoog, le dernier au Nord-est, juste en limite de la municipalité de Magsasay.



Il y a bien un Danois qui passe quelquefois, mais il n’aime pas l’endroit et préfère vivre à Cagayan de Oro, la grande ville, là-bas, la ville où vivent de nombreux Kanos.

Talisay, une petite communauté tribale dont le chef demeure dans une sorte de grande maison de bambou, au sommet d’une colline qui domine la ville de Gingoog. Le reste de la tribu vit le long des flancs de la colline, mais en dessous de la grande maison, ‘’noblesse’’ oblige.
Dans les montagnes, au sud et à environ une vingtaine de kilomètres, réside la majorité des membres de cette communauté.

Belle, l’épouse de Jerry est un membre de cette tribu et son oncle est le chef de tribu.
C’est lui qui vit dans la maison de bambou au sommet de la colline.

Mais il possède également une maison à Manille, une autre à Cagayan de Oro, plus une petite dernière, dans les montagnes, près d’un endroit nommé le Mont Suaon où il possède également une petite école privée qu’il dirige.

Notre ami Jerry a construit une maison, qu’il compte prochainement agrandir, sur un terrain qu’il a loué au gouvernement en bordure du golf de Gingoog.

Il a également loué, toujours au gouvernement, cinq hectares de terrain à une dizaine de kilomètres de son domicile, au sud et en direction de la communauté tribale de son épouse.
Pour se rendre à son terrain, il a l’intention de se lancer dans différents ‘’business’’ qui nécessitent de la place, il a trois solutions. 

A pied, mais dix kilomètres aller plus dix au retour, cela doit faire vingt en tout et cela monte à l’aller … donc hors de question m’a-t-il dit.
La motocyclette, mais deux cents pesos et de plus limitée pour transporter des charges lourdes.
Le 4 x 4, le véhicule tout terrain à quatre roues motrices.


C’est tout juste un chemin, ce que nous nommons ici un trail et les jours de pluies un véhicule tout terrain n’est vraiment pas un luxe.

Donc après plusieurs voyages à moto, notre ami Jerry fait l’achat d’un pick-up Mitsu de seconde, peut-être, sûrement troisième main.
Il le fait entièrement révisé, il veut que son véhicule fonctionne à la perfection, n’hésitant pas à changer et à remplacer de nombreuses pièces.

OK, le 4 x 4 est maintenant en parfaite condition de marche.
Donc un matin notre ami Jerry se lance à l’assaut du trail avec son Mitsu.

Il est accompagné de son beau-frère pour ce premier voyage (12 kilomètres) dans les montagnes et sur un chemin qui devient boueux, il commence à pleuvoir … mais avec un 4 x 4, aucun problème.

Pas d’électricité dans ce coin, le village de la communauté tribale est trop éloigné pour la compagnie d’électricité ; pas de téléphone non plus, la configuration du terrain fait qu’il n’est pas possible de capter les signaux des relais situés dans la vallée.

Un passage plus boueux que les autres et … le véhicule se trouve englué, impossible de bouger. Un four wheels drive, un véhicule tout terrain, quatre roues motrices … oui mais une seule roue patine dans la boue.

Et notre ami Jerry qui pensait que tout avait été révisé, on lui avait certifié que tout fonctionnait parfaitement.
Presque tout.
Tout était en parfaite condition de marche, absolument tout … sauf le crabotage, une toute petite pièce n’ayant pas été fixée.

A ce moment-là, me raconta par la suite Jerry, je me suis mis à rigoler tout seul, mais à vraiment rigoler.
« Marrant, me voici bloqué dans la boue, au milieu de nulle part, dans une contrée étrangère que je ne connais pas, comme de bien entendu il se met à pleuvoir de plus en plus et je n’ai même pas une serviette pour me sécher ».

Le cric n’étant absolument d’aucune utilité dans la boue, c’est avec des rondins de bois qu’il va, avec l’aide de son beau-frère, soulever les roues arrières pour y glisser dessous des pierres, reculer d’un ou deux mètres, remettre des pierres et des rondins de bois.
Un travail de bagnards.



En deux heures ils ont reculé le véhicule d’une trentaine de mètres, oui mais ils arrivent à une colline. Le beau-frère part chercher de l’aide et revient quelques minutes plus tard accompagné de neuf gars qui chargeaient du bois non loin de là.

Deux heures de plus, avec 10 personnes poussant, tirant, et enfin l’ami Jerry retrouvait une portion de chemin sur lequel son véhicule acceptait de rouler sans s’embourber.

Cent pesos à chacun des aides, pour un total donc de 900, plus 63 pesos à la mécanique pour une goupille manquante.

Après que, toujours la mécanique, le mécanicien, se soit pris un sérieux savon de la part de Jerry, mais d’une façon bon enfant.
Depuis plus de deux ans maintenant, à raisons de trois ou quatre fois par semaine, Jerry se rend, la plupart du temps seul dans son Mitsu, jusqu’à son terrain isolé dans les montagnes.

Il ne s’est jamais senti inquiété par quoique ce soit, encore moins en danger.

Des histoires comme celle-là, j’en ai des dizaines, pour ne pas dire des centaines ; les ‘’Kanos’’ qui se déplacent sur l’ensemble du pays, dans les coins les plus reculés et isolés, se comptent par milliers, où est le danger ?

Dans un prochain post je vous raconterai la suite des aventures de Jerry.

Alors, dangereux ce pays ?

Vous êtes un expatrié dans un coin un peu isolé du pays, faites nous part de votre expérience.
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